ANTONIO COS

ac-PE06.jpg
 

Paysages Imaginaires

Plaques de verre façonnées, thermocollées et parachevées, dimensions variables


L’amour pour le voyage à travers la marche ainsi que la matière verre m’ont guidé naturellement vers ce projet. Parce que subsiste le désir d’aller là où la terre se confond avec le ciel, d’aller vers l’inconnu pour laisser derrière le confort de nos certitudes. Parce que les villes se déploient à la vertical cachant les levés de soleil et nous refusant les couchés... Il m’est arrivé de parcourir des rues pour le « simple » fait de suivre encore un moment l’astre solaire en fin de journée... Parce que, urbain, pour voir loin, il faut lever les yeux. Parce que la simplicité d’avancer à pied nous déconnecte du matériel et nous reconnecte au naturel, nous rappelant que nous avons été, il y a des milliers d’années, nomades. Parce que le verre possède cette capacité magique de dialoguer, de composer avec la lumière et le contexte que ce petit objet est venu.

Marche, moment et point de vue idéal. Arrêt. Aquarelle, instant de contemplation, exercice agréable et délicat. Les couleurs se posent, se superposent. Ma palette suit celle des peintres des champs, les agriculteurs : colza, mais, tournesol, blé... ou de mère nature. Méditation dessinée finie, je m’en vais paysage en poche. Elle passera à l’étape « verre » à l’atelier.

Paysages Imaginaires regroupe une série de paysages de nature. Ces derniers ont été réalisés avec l’intention de créer un dispositif contemplatif, de secours et de poche pour se déconnecter des paysages urbains et se reconnecter à l’immensité. Des paysages lointains à portée de main qui cherchent, par un système bien qu’illusoire, artificiel et ridiculement petit, de représenter de façon schématique de grandes étendues par le seul façonnage et superposition de plaques de verre colorées.